La rédaction du rapport d’inspection

L’une des remarques les plus persistante, les plus usuels mais qui nous attriste toujours (et de plus en plus) est à l’effet que l’inspecteur, et son rapport, à comme but premier de protéger l’inspecteur et non l’acheteur.

Commençons d’abord par expliquer quel est l’objectif de l’inspection préachat et de la rédaction du rapport qui s’en suit.  L’inspection préachat a pour but de donner au client les informations nécessaires à une meilleure connaissance de l’état de l’immeuble, tel que constaté au moment de l’inspection.Inspection préachat

Lors de mes cours d’inspecteur en bâtiments, plusieurs de nos enseignants utilisaient la comparaison suivante afin d’imager notre rôle dans le processus d’acquisition d’une propriété.  Ils nous suggéraient de nous voir comme un médecin généraliste qui, lorsqu’il constante une problématique ou un indice de problématique, il se doit de référer le patient vers un spécialiste, en indiquant au patient et au spécialiste, les raisons qui le pousse à recommander l’avis d’un expert. Bien que j’aie toujours trouvé cette comparaison quelque peu prétentieuse, je n’en ai pas trouvé de meilleure à ce jour.

L’inspecteur recherche donc des indices de problématique et oriente le futur acquéreur vers les mesures à prendre.  Et c’est souvent là que ça se joue.  Il importe à l’inspecteur d’analyser la situation compte tenu de plusieurs éléments :

  • S’agit-il d’un indice isolé ou y a-t-il d’autres indices? Et ces autres indices sont-ils reliés entre eux?
  • L’âge de la propriété. L’année de construction. L’endroit où est située la propriété?
  • La déclaration du vendeur faisait-elle mention d’une problématique pouvant être relié?
  • Y a-t-il des endroits ou composantes de la propriété qui n’ont pu être inspecté?
  • Qu’elle est le rôle de la composante? A telle une incidence sur la sécurité des personnes ou de la propriété??
  • La composante doit-elle être manipulée par un expert certifié? (électricien, ingénieur…)
  • La problématique est-elle à ce point importante qu’une action se doit d’être entreprise sans délai? Avant même que l’acquéreur poursuivre ses démarches d’achat?
  • Qu’elles sont les couts probables associés à la correction de cette problématique?
  • Et encore et encore….

Rapport inspectionIl y a cependant d’autres éléments qui peuvent entrer en ligne de compte mais qui selon moi- ne devrait pas être retenu lors de la rédaction du rapport (ou si peu!).  Et c’est peut-être là que vient souvent la confusion et qui laisse sous-entendre que l’inspecteur cherche plus à se protéger qu’à protéger son client :

  • Quelle sont les moyens financier de l’acquéreur? A-t-il un fond prévu pour les rénovations?
  • Y a-t-il eue une importante diminution de prix, entre le montant initial demandé et le montant inscrit sur l’offre?
  • Qu’elles sont les connaissances en bâtiments de l’acquéreur? Dailleurs, celui-ci a-t-il accès à des spécialistes? (membre de la famille, conjoint, amis…) à bas prix?
  • Pour qu’elle raison l’acquéreur se procure la propriété? Un flip?  Pour louer la propriété?  Combien de temps compte t’il la garder?
  • Est-ce une vente sans garanti légale? Une reprise de finance?

Donc ces derniers éléments, et bien d’autres, sont souvent volontairement négligé lors de la rédaction du rapport car ce sont des éléments extérieur a la problématique, qui souvent évoluer dans le temps.  Et surtout, sont souvent inconnu de l’inspecteur.Inspection rapport

Imaginons maintenant la situation suivante.  Suite à une problématique importante, l’acquéreur décide de retirer sa promesse d’achat.  Celui-ci se voit dans l’obligation de remettre une copie du rapport d’inspection aux actuels propriétaires.  Alors, il est facile d’imaginer que la situation des propriétaires et de l’acheteur est fort différente mais la lecture et compréhension du rapport de doit d’être comprise de la même façon, par toutes les parties impliquée, ce qui peut même inclure le courtier immobilier, un entrepreneur général, un spécialiste, un professionnel…

Il ne s’agit donc pas de se protéger, mais bien de protéger et renseigner notre client adéquatement afin de lui permettre d’effectuer le plus important achat de sa vie.

Patrick Labrecque

Inspecteur AIBQ

514-668-6949

Inspection protection Laurentides

contact@inspectionipl.com

inspectionipl.com

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Comment choisir son inspecteur en batiment

Nous en avons déjà parlé : il n’y a aucune législation concernant le travail des inspecteurs en bâtiment au Québec. Malheureusement, cet état de fait peut confondre l’éventuel acquéreur d’une propriété et le faire douter de son choix.

L’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ) a donc décidé d’établir des règles pour ses membres courtier immobilier.

En fait, de façon générale, un courtier immobilier au Québec, qui suggère à un éventuel acquéreur de propriété (son client donc !) un inspecteur en bâtiment, doit s’assurer que cet inspecteur respecte 4 conditions. Nous vous en donnerons une cinquième.

batiment inspecteur

1- Utilisation d’une norme de pratique
La Norme de pratique se veut la règle de l’art en matière d’inspection de bâtiment. Elle informe la clientèle sur la nature et la portée d’une inspection préachat. Elle fournit ainsi les lignes directrices en matière d’inspection de bâtiment et de la rédaction du rapport qui s’en suit. Finalement, elle définit certains termes relatifs à l’inspection de bâtiment afin d’en assurer la compréhension.
Vous pouvez retrouver une copie de la norme de pratique de l’AIBQ ici

2- Utilisation d’une convention de service

Ayant pour but de protéger le public, la convention de service apporte des précisions sur différent type de propriétés : condo, maison unifamiliale ou commerciale. Elle est remplie après chaque inspection et est adaptée et spécifique à celle-ci.
Vous pouvez retrouver une copie de la convention de servie de l’AIBQ ici

3- Obligation de détenir une d’assurance responsabilité professionnelle

Cette assurance protège les différents intervenants impliqués dans le processus d’achat, de vente et d’inspection de la propriété, en cas d’erreur et d’omission.

4- La remise d’un rapport écrit
Cela peut paraître évident, mais sachez qu’il fut un temps où une simple note sur un bout de papier ou une appréciation verbale suffisait. De plus, l’AIBQ exige de ses membres un rapport écrit avec photos.

Les membres de l’association des inspecteurs en bâtiment du Québec (AIBQ) ainsi que Inspection Protection Laurentides répondent tous aux 4 conditions ci-haut mentionnées. C’est pourquoi, souvent, les courtiers immobiliers suggèrent à leur client de se tourner vers l’AIBQ afin de se trouver un inspecteur.

Inspection Protection Laurentides respectent ces 4 règles.

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Inspection Protection Laurentides respecte ces 4 règles.

inspection batiment

Mais Inspection Protection Laurentides vous suggèrent une cinquième condition que vous devriez exiger de votre inspecteur en bâtiment :

5- Détenir un diplôme en inspection de bâtiment
Il existe effectivement une formation de niveau collégial reconnue par le ministère de l’Éducation d’une durée de 1 an à temps plein en inspection de bâtiment. Tous les aspects de l’inspection sont étudiés et évalués : légal, rédaction de rapport, les composantes structurales, l’intérieur et l’extérieur d’un bâtiment, la gestion d’une entreprise, plomberie, chauffage, électricité, maisons neuves…

Chez IPL nous possédons ce diplôme, vous assurant ainsi une inspection de qualité supérieure répondant à tous les critères présentement mis en place et même plus.

batiment inspection

Donc, lors du choix de l’inspecteur en bâtiment pour votre future propriété, exigez que celui-ci réponde aux 5 points énumérés plus haut afin de vous assurer une inspection et un rapport préachat de qualité supérieure, sans souci.

Inspection Protection Laurentides

514-668-6948

Notre inspection, votre meilleure protection.